05 JUIL 18 0 commentaire
Une salle hybride pour naviguer dans les vaisseaux  du corps humain

Une salle hybride pour naviguer dans les vaisseaux du corps humain

C’est inédit en Auvergne ! Le Centre médico-chirurgical de Tronquières à Aurillac vient de lancer la construction d’une salle hybride dédiée aux pathologies cardiovasculaires (troubles du rythme cardiaque, anévrisme de l’aorte, fibrome utérin, traitement de certains cancers…). Cette nouvelle salle d’intervention sera dotée d’équipements ultra-modernes pour des opérations plus précises et moins invasives. Elle ouvrira en septembre.

 

Cette salle hybride associe les caractéristiques d’une salle de bloc opératoire à celle d’une salle de radiologie de pointe. « Jusqu’à présent, les maladies cardiovasculaires étaient prises en charge indépendamment dans une unité de cathétérisme cardiaque, une unité d’imagerie médicale et enfin, au bloc opératoire », explique l’un des chirurgiens vasculaires de Tronquières. Mais aujourd’hui, les chirurgiens, les cardiologues et radiologues interventionnels pourront prendre en charge le patient lors d’une seule procédure, dans une même salle. » Ce nouveau plateau technique permettra aussi de traiter des patients fragiles qui n’étaient pas opérables. « Les pontages sont par exemple souvent impossibles voire contre-indiqués chez les patients âgés. Les procédures mini invasives réalisées dans la salle hybride offrent alors désormais une alternative de qualité », annonce le chirurgien.   

 

Autre avantage de taille de cette salle hybride : l’exposition aux rayons X est aussi faible que possible. Les patients et les personnels soignants bénéficient alors d’une bien meilleure radioprotection. De plus, grâce aux nouveaux outils informatiques de la salle, les chirurgiens disposent d’images 2D et 3D pour les guider, effectuer les gestes mini invasifs et vérifier en temps réels l’efficacité de ceux-ci. La quantité de produit de contraste nécessaire à l’injection intra artérielle est également divisée par trois. « Cela épargne considérablement le patient de la toxicité de ces produits sur les reins », précise le chirurgien vasculaire. Alors qu’il fallait par exemple compter quatre heures pour une opération au bloc opératoire pour un anévrisme de l’aorte abdominale, puis 72 heures de réanimation et sept jours d’hospitalisation, il faudra seulement 1 h 30 dans la salle hybride, puis trois jours de suivi à la clinique, avant un retour au domicile.

 

Pour accompagner cette nouvelle activité de haute technologie, le CMC de Tronquières a constitué une équipe de 6 soignants dont un manipulateur de radiologie spécialisé, dédié à l’environnement radiochirurgical hybride. « L’ensemble de l’équipe a déjà débuté des formations spécifiques au maniement des outils radiologique, informatique et électronique », indique Romain Auriac, directeur de l’établissement.

 

La salle hybride sera équipée d’un matériel multimedia performant permettant l’accès et la diffusion des examens aux professionnels de santé et au patient par voie dématérialisée. Des procédures cardiovasculaires complexes pourront aussi être réalisées en duplex dans le cadre d’une collaboration de télémédecine avec les centres référents.

 

Il s’agit de l’unique salle hybride d’Auvergne. « Jusqu’à présent, pour trouver un plateau technique aussi moderne, il fallait se rendre à Saint-Etienne, Lyon, Toulouse, Bordeaux ou encore Montpellier », explique Romain Auriac. Cette salle dernière génération est sans conteste un nouvel atout pour l’offre de soins du Cantal et plus largement, de l’Auvergne.


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